Tous les résultats de l'enquête GénérationPhD 2018

Les principaux enseignements

L’enquête GenerationPhD dresse pour la première fois un portrait des aspirations des doctorants et jeunes docteurs en France, que nous appellerons “jeunes chercheurs” (JC) dans le reste du document.

Sans prétendre à la représentativité, les 2 574 réponses obtenues permettent de dresser un portrait unique de la génération montante des chercheurs, puisque près de la moitié des répondants sont en cours de thèse et 40% l’ont obtenue il y a moins de six ans.

  • Les JC interrogés sont unanimes (78%) : il y a trop d’idées reçues sur leur métier de la part des Français ;
  • L’administratif est mal vécu par une écrasante majorité des répondants : 78% s’en plaignent !
  • Les deux tiers (65%) des JC interrogés s’estiment « isolés », à l’exception peut-être des doctorants en 1re année, puisque 52% se sentent au contraire “entourés” ;
  • Près de 9 répondants sur 10 (87%) estiment que les moyens consacrés à la recherche sont insuffisants et 85% ne pas être reconnus à leur juste valeur. 80% pensent également être sous-payés par rapport à leurs qualifications ;
  • Devenir chercheur, c’est majoritairement une vocation tardive : 69% des JC interrogés ont choisi cette orientation lors de leurs études supérieures, même si les vocations semblent légèrement plus précoces dans les SEA et les SV ;
  • 96% se sentent soutenus par leurs parents, qui sont “fiers” de leur parcours… Fiers mais également « angoissés », comme l’avouent la moitié (48%) des répondants ;
  • Les sondés estiment que leur entourage est dans la majorité des cas (58%) intéressé par leur métier, tout ne saisissant pas l’essence de leur travail (47%) ;
  • Les trois quarts (76%) des chercheurs s’estiment privilégiés par rapport aux gens de leur âge, une proportion encore supérieure chez les hommes (81%) et les doctorants en première année (84%).

 

Les jeunes chercheurs estiment être…
isolés, sous-payés, mal préparés au marché du travail, parfois en difficulté financière
ou victime des idées reçues, voire écrasés par les charges administratives…

Mais ils disent aussi être…
optimistes, ouverts au monde, soutenus par leurs parents et leurs amis, voire privilégiés.

 

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% des jeunes chercheurs déclarent que leurs parents sont fiers de leurs parcours.

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% des jeunes chercheurs sondés déclarent avoir des amis chercheurs dans au moins trois autres disciplines.

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% des PhD déclarent avoir des amis chercheurs dans au moins trois autres pays en plus de la France. 

#FOCUS L’égalité femme/homme en question

La réalité de la parité H/F est vécue différemment selon le sexe des répondants et cela se ressent dans les réponses à l’enquête GenerationPhD.

  • La moitié (51%) des jeunes chercheuses interrogées pensent qu’il n’y a « pas assez de femmes dans la recherche »… contre seulement 41% des hommes.

  • Si les trois quarts des répondants estiment qu’on est « encore loin de l’égalité homme/femme », ce chiffre est nettement plus élevé chez les femmes (85%) que chez les hommes (64%) de notre panel. Au sein des différentes disciplines, des différences existent également :

    • Parmi les JC en sciences du vivant (SV), près de 80% des femmes estiment qu’on est loin de l’égalité H/F, contre seulement 50% des hommes environ.

  • Le projet idéal de carrière semble identique chez les hommes et femmes interrogés : 30% souhaitent devenir par exemple enseignant chercheur.

  • Une analyse des réponses par discipline permet également de relever quelques différences :

    • Les JC interrogés en Science exactes et applications (SEA) estiment plus que dans les autres disciplines que les femmes manquent dans la recherche, puisqu’ils sont 58% à penser ainsi.

    • Au contraire, dans les sciences du vivant (SV), les JC ne sont que 40% environ à estimer qu’il y manque des femmes.

    • À noter qu’à cette question, le taux de « ni oui ni non » est dans tous les cas important, entre 30% à 40% des répondants.

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% des jeunes chercheurs en sciences du vivant déclarent avoir eu envie d’en faire leur profession avant même leurs études supérieures. 

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% des jeunes chercheurs interrogés estiment qu’il y a trop d’idées reçues sur les chercheurs.

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% des doctorants interrogés ont pour projet idéal de carrière l’entrepreneuriat dans la recherche.

#FOCUS La thèse, entre inquiétude et consécration

Les résultats de GénérationPhD concernant le parcours de thèse permet de casser quelques clichés sur ce passage obligatoire dans une carrière de chercheur.

  • Les doctorants en 1re année sont les JC interrogés qui estiment avoir le plus de chance de s’en sortir, pour 84% d’entre eux ;

  • Si les trois quarts des doctorants en 1re année s’estiment optimistes (76%) pour leur avenir, cette proportion baisse par la suite, jusqu’à 53% en 3e année. L’obtention du doctorat rebooste un peu leur moral avec 61% d’optimistes ;

  • Près de 30% des doctorants en première année estiment être « reconnus à leur juste valeur », cette proportion est divisée par deux par la suite ;

  • Le sentiment de précarité s’accentue au cours de la thèse : les doctorants en 1re année jugent à 36% leur situation financière compliquée, ils sont 47% en troisième année ;

  • La proportion des doctorants qui s’estiment « seuls » ou « en compétition » double entre la première année (25%) et la troisième année (53%). Le sentiment d’isolement augmente également, passant de 48% en 1re année à 70% en 3e année ;

  • La proportion de doctorants ayant des amis chercheurs dans au moins quatre pays passe de 9% à 19% entre la 1re et la 3e année. Logiquement, celle des doctorants n’ayant aucun ami dans un autre pays passe de 44% à 25%.  

  • Seuls un tiers des doctorants en 3e année (30%) estiment que le doctorat prépare efficacement au marché du travail, alors qu’ils sont encore près de la moitié à le penser (45%) en 1re année.

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% des sondés ont eu envie de devenir chercheur grâce à une personne inspirante (grand scientifique, professeur, proche)  

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% des jeunes chercheurs estiment faire partie des jeunes de leur âge qui ont le plus de chances de s’en sortir 

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% des jeunes chercheurs en sciences exactes et applications sont optimistes pour leur avenir

#FOCUS Les différences entre les disciplines

Sciences de la société (SSo), sciences humaines et humanités (SHH), sciences du vivant (SV), sciences exactes et applications (SEA), quels enseignements peut-on tirer des réponses à GenerationPhD ?

  • L’inquiétude pour l’avenir de leurs enfants semble particulièrement basse chez les parents de JC en SEA (38%), elle est plus élevée dans toutes les autres disciplines, autour de 50% ;

  • Impression confirmée par les JC pour eux-mêmes, puisque plus des deux tiers en SEA (67,5%) sont optimistes pour leur avenir, contre 55% en SHS ou SV ;

  • La proportion des JC qui s’estiment reconnus à leur juste valeur est presque deux fois supérieure en SEA (20%) par rapport aux autres champs disciplinaires (12% environ) ;

  • Le sentiment d’être privilégié est particulièrement ressenti en SEA : 84% estiment avoir plus de chance de s’en sortir que la moyenne, a contrario, les répondants en SV estiment pour près d’un tiers avoir “moins de chances de s’en sortir” ;

  • La question de la rémunération divise les JC : en SS, les répondants ne sont que 13% à estimer être payés à leur juste valeur, une proportion qui monte à 27,5% en SEA ;

  • Impression renforcée par les réponses à la question sur leur situation financière, “aisée” ou “juste bien” pour près des trois quarts en SEA… mais pour la moitié seulement des répondants en SSo ou SHS ;

  • L’ancrage des JC en SSo ou SHS semblent plus hexagonal avec respectivement 38% et 28% qui n’ont aucun ami chercheur dans un autre pays. En SV et SEA, cette proportion tombe à 14 et 18%

  • Le sentiment d’isolement atteint un paroxysme chez les répondants en SSo (78%), il est au plus bas chez les JC en SEA (58%) ;

  • Parmi tous les champs disciplinaires, les JC en SEA jugent particulièrement la présence des femmes insuffisante… ce n’est le cas que de 40% des répondants en SV ;

  • Niveau carrière, pour les SSo et SHH, c’est clair : les répondants sont plus de 40% à répondre “enseignant-chercheur”, contre deux fois moins en SEA et SV ;

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% des jeunes chercheurs en sciences du vivant estiment qu’il n’y a pas assez de liens de proximité entre les mondes académique et économique

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% des doctorants en sciences humaines et humanités ou en sciences de la société ont pour projet idéal de carrière de devenir enseignant-chercheur

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% des doctorants de 3e année et au-delà se considèrent comme des professionnels de la recherche 

Consultez les résultats détaillés !